UN YAK-3 DU “NORMANDIE-NIEMEN”

UN YAK-3 DU “NORMANDIE-NIEMEN”

Yak-3 du "Normandie-Niemen"

Yak-3 Hasegawa au 1/72 Réf 51301

Les maquettes de Yak 3 au 1/72

HeIIer a longtemps procuré la seule maquette en plastique injecté au 1/72e. Ses plus gros défauts sont un empennage sur dimensionné, des prises d’air d’aile sous dimensionnées, une verrière trop étroite. L’aménagement interne est une bonne base. Les décorations sont celles de deux avions revenus en France. En 1984, Red Star a proposé un Yak-3 plutôt juste de forme mais très sommaire (moule Frog non exploité précédemment). Décalcomanies pour le n° 18 et le n°11. La maquette Emhar en est une reprise. Hobby Boss propose un Yak-3 assez juste mais l’arrière du fuselage n’est pas assez ovale. Enfin, il existe un beau Yak-3 chez Zvezda.
 
La maquette Hasegawa est donc bienvenue. Les 34 pièces de plastique gris sont fines et faciles à assembler, les lignes de structure sont gravées en creux. Les dimensions générales et les formes sont satisfaisantes. 4 pièces transparentes très limpides permettent d’avoir une canopée fermée et une ouverte. Elles laissent voir l’austérité de l’habitacle. Les trains, eux, n’ont pas de logement. Cet excès de simplification nécessite le recours à la pochette de photodécoupe Airwaves AC 7264 ou aux accessoires made in home. Ainsi soit fait.
Yak-3 Hasegawa au 1/72

Le Yak 3 de Roger Sauvage

Un morceau de carte plastique est découpé pour épouser l'intérieur de la demi-aile supérieure. Deux trous laissent passer l'embase de chaque fût du train principal. Quand l'aile est assemblée, une mince bande de plastique est progressive-ment collée pour épouser le dessin des logements du train et le cloisonner. Quand tout est bien sec, on arase le plastique qui déborde l'intrados. 6 morceaux de plastique étiré figurent les nervures qui apparaissent au fond de chaque logement. Les bossages sous l'aile sont en fait les carénages mobiles de l'échappement de radiateur d'huile. Les boursouflures sont arasées, leur emplacement est creusé, deux carénages à l'arrière biseautée sont refaits. Deux tringles actionnent le volet mobile du carénage du radiateur. La jauge à essence et le bouchon du réservoir ne sont gravés que sur l'aile gauche. L'erreur est vite réparée, les jauges sont creusées. Un peu de Kristal Kleer permettra en finale d'en représenter le vitrage. Les consoles de la baignoire sont éliminées. Le palonnier est en plastique étiré, un pivot vertical de 1 mm, une barre de 6 mm, deux étriers. Une poignée en forme de frein de vélo est collée sur le manche à balai. Les boudins de cuir du dossier du siège sont plus profondément gravés. Aux deux tiers de la hauteur des boudins centraux, une incision est pratiquée pour fixer les bandes (largeur 1 mm) du harnais de sécurité. Des tiges de plastique sont collées dans les demi-coquilles du fuselage pour en représenter la structure tubulaire. La bouteille d'oxygène disparait en fin de compte derrière le siège. Teinte de base gris-vert (H31 + une pointe de vert), coussins brun chocolat (H98 ± H29), harnais beige.

Les cadrans du tableau de bord, refait en carte fine, sont percés. La décalcomanie est posée non sur le tableau mais derrière. Sur chaque flanc de fuselage, on pose un boîtier, une console (simple feuille de plastique coudée) et un volant. Quand le fuselage est fermé, on pose le support du collimateur un arceau transversal et un V de renfort dont les branches s'appuient sur la casquette du tableau de bord. Un cube (1 mm d'arête) et un petit tube suffisent pour le collimateur, on ajoute le coussinet antichoc brun foncé et une glace inclinée. Il ne faudra pas oublier la poignée rouge de la verrière mobile. Foret bien en main, on creuse horizontalement (et non verticalement) les bouches de mitrailleuses de capot, la sortie d'air du moteur à droite, les trous inférieurs du capot (rectangulaire à 2 mm de l'avant et circulaire à 6 mm de l'aile), et les pipes d'échappement. La casserole d'hélice tricolore est peinte avant son assemblage sa base, le disque B15, reste grise. Les pales d'hélice peuvent être grises, alu ou noires. L'orifice du canon de 20 mm est percé. Les fûts du train principal sont débarrassés de leur compas d'amortisseur refait en étiré. Même opération pour les contrefiches de verrouillage du train. Les trappes d'obturation du logement des roues sont actionnées par un ensemble de bielles qui dessine un H. Le logement et le train sont peints alu mat sale, gris vert ou bleu comme les surfaces inférieures. Ici, seule la jante des roues est gris-vert. Un câble gris foncé court le long de chaque jambe. Les témoins rouges de sortie du train sont collés sur l'extrados de l'aile.

Le camouflage des Yak 3 du "Normandie-Niemen" a longtemps été dit bleu, vert et marron. Des couleurs proches des standards allemands ou anglais de l'époque sont désormais retenues. Les surfaces inférieures reçoivent un bleu proche du duck egg blue britannique (H23 + une pointe de H65), les surfaces supérieures un gris moyen (H140) et un gris vert (2/3 H31 ± 1/3 H30). Il ne semble pas y avoir eu de schéma standard de camouflage.

L’avion de Roger Sauvage a été préféré aux autres parce que ses deux profils sont bien connus et qu’il peut être réalisé grâce aux décalcomanies de la boite. 14 victoires sont retenues mais les croix devraient paraître plus blanches. La césure de la flèche est plus importante que sur l’appareil de Marcel Albert. Les différents stencils n’apparaissant pas sur les photos ne sont pas posés. Ils auraient pu être jaunes. Les feux sont des gouttes de Kristal Kleer peintes en rouge et vert (Humbrol Clear Colour).
 
Vincent GRÉCIET
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