UN PHACOCHÈRE 1/48 DANS VOTRE VITRINE

UN PHACOCHÈRE 1/48 DANS VOTRE VITRINE

UN PHACOCHÈRE 1/48 DANS VOTRE VITRINE

De Fairchild A-10A Thunderbolt II - Revell au 1/48
Présentation : 
 
Le Fairchild A-10A Thunderbolt II est le résultat d’une prise de conscience de l’USAF qui, pendant la guerre du Vietnam, s’est retrouvée sans véritable avion d’appui-feu doté à la fois de la puissance de feu et des la robustesse nécessaire à essuyer avec succès le feu adverse.
 
Cette maquette Revell est une réédition de la maquette Monogram sortie en 1986. Cette maquette est très longtemps restée comme la meilleure maquette de A-10, car elle allie justesse des formes, respect des dimensions et très bon niveau de détail. Ses avantages sont un cockpit très détaillé, une baie avant visible et aussi très belle, une panoplie d’armements complète avec des Maverick, des bidons de Napalm, des bombes à sous-munitions, des réservoirs largables, des pods ECM.
 
Le montage ne s’adresse pas aux débutants mais reste assez agréable sans demander trop de préparation des pièces pour l’assemblage. La gravure est particulièrement fine et réaliste, mais aussi parce qu’elle est justement en relief. C’est ce point qui s’avèrera le plus délicat au montage car il faudra limiter au maximum les apports de mastic et les coups de ponçage pour conserver cette gravure magnifique.
 
Pour les points qui peuvent s’améliorer, on répète que les teintes référencées dans la notice pourraient avoir leur référence FS, d’autant qu’ici, nous avons un avion américain sur lequel les teintes FS sont connues. Le montage nécessite d’alourdir le nez, mais l’emplacement indiqué n’est pas pratique à alourdir. On préfèrera plus de poids en arrière du cockpit et dans les armements alaires.
 

L’avion :

 
Le Fairchild A-10 Thunderbolt II, également connu sous le nom de « Warthog » ou « Hog » (phacochère en français) est le premier avion américain spécialement conçu pour l’appui aérien rapproché des forces terrestres. Il résulte des expériences acquises par les forces US pendant la guerre du Vietnam. Après avoir fait son premier vol en 1972, le A-10 est livré en unités à partir d’octobre 1975. C’est un avion simple, solide et efficace, muni de deux turboréacteurs à double flux. Il est capable d’attaquer tout type de cible au sol, en particulier les chars d’assaut et les véhicules blindés. Il faut attendre la guerre du Golfe, en 1991, pour voir le Hog au combat. Il se révèle particulièrement efficace dans le rôle pour lequel il a été conçu. 
 
Déjà vieillissant le A-10 a fait l’objet d’une réflexion concernant son retrait, mais au vu de ses performances en combat et des problèmes subis par son concurrent direct, l’hélicoptère AH-64 Apache, les décideurs américains font le choix de conserver le A-10 en première ligne et de le rénover pour augmenter sa durée de vie. L’ensemble de la flotte de Hog doit donc repasser chez le constructeur à partir de 2007 pour être convertie en A-10C, rénové et au système d’arme modernisé tout en conservant le formidable canon Gatling GAU-8 Avenger de 30 mm. C’est finalement des raisons purement budgétaires qui vont avoir raison à partir de 2013 d’un tiers de la flotte de A-10. Les autres resteront en service jusqu’à l’arrivée des F-35.
 

La maquette :

 
Elle se présente en 4 grappes moulées en gris moyen et une grappe de pièces transparentes. Les pièces sont finement gravées en relief, ce qui est le meilleur choix pour représenter les surfaces de cette machine où les rivets sont nombreux et apparents. De même, sur l’avion réel, des tôles de blindage sont clairement visibles. Le moule étant un peu vieux, des joints de moulage sont apparents et devront être nettoyés tout au long du montage. L’opération se passe simplement en grattant avec le dos d’une lame de cutter ou un peu de papier abrasif (en faisant attention de ne pas enlever de matière de la pièce). De nombreux détails sont très bien figurés et ne nécessite quasiment aucune améliration (intérieur des puits de trains, cockpit, trains, pylônes…)
 
Le montage peut se dérouler en suivant le plan de montage pour la plupart. Les quelques points délicats sont soulevés sur cet article. Phase 1, en faisant un montage à blanc on s’aperçoit que le tableau de bord et la baignoire nagent un peu entre les demi-fuselages. Il faut élargir le tableau de bord et la baignoire par un peu de carte plastique pour éviter un jour disgrâcieux. Je n’ai pas collé le manche à balai et le dossier du siège éjectable, réservant cela pour la fin. Les masquages seront simplifiés pendant les opérations de peinture. Ne pas oublier le lest qu’on peut positionner dès la phase 4 en conservant l’emplacement de la pièce 29. J’ai divisé la charge en 2 : une partie dans le nez de l’avion et une partie en arrière de la baignoire. Du coup, j’en ai mis un peu plus (45 grammes). Je maintient le plomb avec de la Patafix et je scelle tout avec une colle universelle qui n’agresse pas le plastique.
 
Le montage des ailes n’appelle pas de commentaire particulier. Notons que Revell propose des aérofreins ouverts en option. La gravure interne est très belle, mais cette configuration n’est que très rare. Une fois à l’arrêt au sol, les aérofreins sont rentrés. Pour éviter de casser et perdre le tube de Pitot, je le coupe et le mets de côté. Je le poserai définitivement à la fin du montage. La mise en croix est un peu plus sportive. Il faut veiller à conserver le bon dièdre. Revell préconise judicieusement l’utilisation d’un gabarit au séchage. Le masticage est ensuite assez important entre les ailes et le fuselage. Le joint entre les 2 demi-fuselages est aussi à faire. On a intérêt à protéger des coups de papier de verre toutes les lignes de rivets finement représentées. Je conseille aussi d’anticiper le montage de la verrière à cette étape en préparant le joint (ponçage de la sur-épaisseur sur la pièce de la verrière et intercaler une bandelette de carte plastique dans le vide qui reste apparent. En anticipant ainsi, on s’évite trop de mastico-ponçage à l’étape de la finition…
Le reste du montage est simple, les pièces s’adaptent bien même si un peu de mastic est nécessaire pour la mise en place de l’ensemble réacteurs. La partie parallélépipédique entre les 2 réacteurs est creuse dans la réalité. On peut donc creuser l’entrée d’air, comme on peut évider les entrées d’air de toutes les écopes présentes sur le fuselage. 
 
Il est plus simple de procéder à la peinture de la maquette à ce niveau avant de poser toutes les charges, les trains et la verrière. 
 
Les configurations d’armement proposées sont bonnes. Le boxart est pour sa part un peu plus fantaisiste avec le mélange d’armement guidé et conventionnel pour une masse emportée un peu élevée. Etape 58, ne pas découper la pièce 78 si on veut représenter la verrière ouverte.

Pour les plans de décoration proposés, l’avion proposé en 62 est normalement un A-10C et il vaut mieux éviter cette déco à moins de faire la conversion en s’aidant de la doc disponible en masse sur Internet ou dans le Air Fan n°398 de janvier 1998. Personnellement, j’ai fait l’impasse… Au niveau des plans de décoration, Revell ne donne pas de référence couleur pour le faux cockpit sous le fuselage. J’ai utilisé du Revell 78. Pour le plan n°62, il faut veiller à positionner les décalques 110 à l’envers par rapport au plan. Les No Step doivent être lisibles depuis le centre de l’aile et non pas depuis l’extérieur (je me suis fait avoir, n’ayant repéré ça sur ma doc qu’après coup). Il y a aussi un mélange dans les numéros de pièces des pylônes. Avec un peu d’observation et de déduction, on s’en sort. Il ne faut pas peindre le haut de dérive en F (jaune) mais le laisser gris.Enfin, sur les Maverick, on mettra les décalques Inert à l’avant et les décalques bleus sans inscription à l’arrière. Les teintes et mélanges proposés par Revell sont cohérents, on peut faire sans crainte. Je n’ai pas étudié le plan n°63, de toutes façons mieux vaut trouver de bonnes photos de la machine pour procéder à la déco et vérifier avant la pose des motifs…

Conclusion :

 
Cette maquette reste à mes yeux la plus juste et la plus belle des maquettes de A-10 Thunderbolt II du marché au 1/48. Les gravures en creux sont mal venues pour ce type d’avion et le niveau de détail est excellent même avec un montage direct de la boîte. Pour ma part, j’ai regretté de ne pas être allé plus loin dans le détail (creusement des entrées d’air, affinage de l’armement, détaillage des crochets des pylônes…etc. La maquette le mérite vraiment et je l’ai montée avec un plaisir grandissant. Et si avant je n’étais pas un grand fan du Hog, cette maquette m’a réconcilié au point que… j’ai même envie d’en monter un autre en peaufinant encore plus les détails !
 
 
RVB
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